Entrée en bourse décevante pour Uber

Uber a fait son entrée à Wall Street vendredi au prix de 45 dollars l’action. Ce qui la valorisait aux alentours de 82 milliards (en dessous des 100 milliards espérés).

Le lendemain, elle perdait 10 % de sa valeur.

Sa rivale Lyft a perdu 30 % de sa valeur depuis son entrée en bourse il y a quelques semaines.

BUY or NOT TO BUY ? THAT’S THE MILLION DOLLAR QUESTION.

Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi Uber fait un début en bourse si décevant :

L’introduction de plus en plus tardive en bourse, après avoir absorbé une bonne part du potentiel de croissance.

Les entreprises qui rentrent en bourse aujourd’hui ont en moyenne dix ans d’existence. Une moyenne qui s’établissait à moins de sept ans quand Facebook s’est lancé et à peine trois ans au début des années 2000. Trois ans : c’est exactement l’âge qu’avait Amazon, un des immenses succès de la bourse, lorsqu’il s’y est introduit en 1997. En d’autres termes : sa marge croissance était largement devant. Ce n’est plus le cas d’Uber, fondé il y a dix ans, déjà présent en masse autour du globe et dont la croissance au contraire s’essouffle.

Une incertitude sur le business model et la profitabilité

Uber n’a pas encore trouvé de modèle d’affaire qui fera de lui une entreprise rentable. Pour le moment il perd de l’argent chaque année (presque 1 milliard de pertes en 2018). Il ne peut pas augmenter les tarifs des courses de façon significative de peur de perdre des clients. Si Uber augmente ses prix au point d’atteindre le seuil de rentabilité, une grande partie de sa clientèle risque disparaître. Dans le même temps, les chauffeurs Uber sont de plus en plus mécontents cars ils estiment que la part que leur reverse Uber est trop faible et ne leur permet pas de couvrir leurs couts. C’est pour toutes ces raisons qu’Uber tente de diversifier ses activités et ses sources de revenus en lançant UberEats, UberFreight, et en investissant dans les voitures sans chauffeur.

L’intelligence Artificielle comme axe de développement stratégique

La recherche et développement sur des voitures pilotées par une intelligence artificielle avance a grand pas. C’est ce qui pourrait permettre a Uber de devenir rentable dans le futur. Je vois celle-ci investir dans une flotte de voiture autonomes, éliminant ainsi les commissions reversées aux chauffeurs (qui représentent une bonne partie de ses couts)

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